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D'abord une fête payenne, celle de la Lumière.

L'Épiphanie, tout comme le cycle de Noël , est loin d'être d'origine purement chrétienne, mais tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière.

En effet, Noël, avant d'être un jour, est d'abord un cycle, qui commence à la Sainte Lucie, 12 jours avant la fête de Noël, qui atteint son apogée au jour du solstice d'hiver (ou en tout cas un des jours associés au solstice) le 25 décembre. Cette nuit du solstice, qui est la plus longue de l'année, signifie le retour de la Lumière ou, mieux, la renaissance de la Lumière à l'origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge encore pendant 12 jours. Ainsi Noël est-elle une fête qui dure 2 fois 12 jours et 12 nuits, le 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 Apôtres, 12 Dieux Olympiens, 12 Tribus d'Israël, etc.)

Le cycle prend fin le 6 janvier . C'est à ce moment que les jours commencent à s'allonger de façon sensible, que la promesse de la nuit solsticiale est tenue. On célèbre alors l'Épiphanie, la manifestation de la Lumière. La galette symbolise par sa forme ronde le soleil. Il est à noter également que c'est ce jour (en tout cas son équivalent, car le calendrier de la Rome antique n'était pas le nôtre) qu'avait lieu la fête des 12 Dieux Épiphanes (autrement dit les 12 Olympiens).

Le sens chrétien de la fête.

Le christianisme a repris tout ce fond symbolique en assimilant la lumière au Christ, puisqu'il est compris comme la parole qui éclaire le monde.

Dans l'Église latine :

Cette fête célèbre la visite de l'enfant Jésus par les mages, relatée dans l'Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de savants venus d'Orient, ils sont couramment appelés les trois Rois mages  et nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar .

Dans certains pays, la célébration liturgique  de la fête est reportée à un dimanche, en vertu d'un indult  papal. Il s'agit de permettre aux gens de célébrer la fête dans les cas où ils doivent travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié. Ainsi, en France et en Belgique, cette fête est célébrée le deuxième dimanche après Noël . En Espagne , la célébration de l'Épiphanie est particulièrement importante, le jour en effet est férié.

Dans les Églises byzantines :

La fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, la descente du Fils de Dieu au milieu de sa création, la stupeur de cette création qui reconnaît son Créateur (le Jourdain retourne en arrière) et la manifestation de la Divine Trinité (la voix du Père et la colombe rendent témoignage au Fils).

Dans certains pays de tradition byzantine, en particulier en Grèce, en Bulgarie, en Roumanie, en Serbie et en Russie, une croix est lancée par l'évêque dans un fleuve ou dans la mer et les jeunes gens rivalisent, en cette saison froide, pour plonger et la rapporter. La fête s'appelle généralement Théophanie et elle est préparée par un jeûne strict le 5 janvier.

À Jérusalem, en Russie, en Serbie et en Géorgie, la fête est célébrée le 6 janvier selon le calendrier julien qui coïncide actuellement avec le 19 janvier du calendrier grégorien.


Dans l'Église arménienne :

La fête est une des plus grandes fêtes de l'année, car Noël n'est pas fêté le 25 décembre, mais, selon l'usage chrétien ancien, le 6 janvier.

Cela correspond aussi aux anciennes traditions des premières églises chrétiennes (antérieures à la conversion de l'Empire romain) et même aux traditions familiales de l'époque, selon lesquelles un enfant ne devient le fils de son père que le jour de sa présentation à lui, c'est la reconnaissance du fils par son père, et ce jour là, on rend aussi grâce à la mère pour cet enfant reconnu par son père et qui se soumet à sa volonté.

Le baptême de Jésus dans le Jourdain correspond donc à cette présentation du Fils au Père, c'est aussi l'acte de la soumission de Jésus à la volonté divine et c'est aussi la date où le Père se révèle à lui. La nativité fêtée prend alors une signification plus théologique que dans l'Église catholique romaine, puisque c'est aussi traditionnellement la date par laquelle il reçoit du père la révélation de sa mission prophétique : ce qui est fêté est plus la naissance du « Christ sauveur » et la manifestation de Dieu (théophanie ), que celle de l'enfant Jésus, même si cette célébration est directement liée à sa naissance.


L'Épiphanie dans la tradition populaire :

Tirer les Rois

La tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique.

En France, depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il devra offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).


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